publié le 14/10/2025
Interview d'Alexandra Cauchard, créatrice du podcast "Je vois quelqu’un" et lauréate du premier prix de l’innovation gestaltiste en 2024.
Le podcast « Je vois quelqu’un », sélectionné comme projet étudiant par En-Contacts en 2024, est reconnu comme un des podcasts qui contribuent à la libération de la parole sur le fait d'aller en thérapie. Il a fait partie des révélations Radio France du Paris Podcast Festival 2024 et nominé pour le prix du meilleur podcast santé mentale.
EN-CONTACTS : L'année dernière, on s'est réunis pour te remettre le premier prix de l’innovation gestaltiste pour le podcast "Je vois quelqu’un". Il y avait une fête à l'EPG, avec une centaine de personnes, qu’est-ce que tu as comme souvenir de cette cérémonie ? En quoi c'est important finalement qu'on se voie physiquement comme ça autour d'une remise de prix ? Ça fait un peu désuet, non ?
ALEXANDRA : Ce serait dommage de dire que c'est désuet de se rencontrer dans la chair et dans le contact en tant que gestaltiste ! C'est vrai que c'était un beau moment. Mon souvenir, c'est quand on a tous écouté ensemble le teaser, parce qu'en fait, les épisodes n'étaient pas encore en ligne. Et l'idée, c'était de faire découvrir le projet à travers les voix des personnes qui étaient interviewées. C'était très chouette et très sensible comme moment. Je me suis sentie privilégiée et chanceuse d'avoir cette mise en visibilité par l'école dans laquelle j’étais, de pouvoir être reconnue comme porteuse d'un projet qui contribue au rayonnement de la Gestalt. Ce moment de rassemblement, ça a permis de vivre dans le corps et dans le lien une sorte d'aboutissement et en même temps, c'était que le début !
EN-CONTACTS : Ça ajoute quoi qu'il y ait une association d'alumni, d'anciens étudiants ou d'étudiants en cours de formation dans une communauté ? "En contacts", pour ne pas la nommer ! Qu'est-ce que tu en as ressenti, toi ?
ALEXANDRA : Après l'école, on est un réseau de professionnels qui s'entraident, qui se recommandent des clients, et donc, ça permet de vivre ce sentiment d'appartenance à une communauté professionnelle. Et puis, moi, ce qui me porte aussi beaucoup, c'est la pédagogie sur cette pratique, le travail de recherche, de documentation de nos pratiques, porter des projets qui nous permettent de penser nos pratiques, et donc, un des meilleurs endroits pour le faire, c'est une communauté et un réseau d'amis qui avons la même formation, la même déontologie, et des pratiques en commun.

EN-CONTACTS : ça fait bientôt un an et demi depuis le lancement, vous avez eu, toi et Jayo [Nelly-Jayo Grassin, co-créatrice du podcast avec Alexandra], des reconnaissances, des prix, etc. Vous en êtes où après un an et demi de pratique de ce podcast ?
ALEXANDRA : Au bout de 6 mois, on a fait partie des révélations Radio France du Paris Podcast Festival, ça nous a permis d'avoir aussi un soutien financier, mais surtout de rencontrer tout le milieu du podcast à la maison de la radio, et donc ça a donné un élan supplémentaire, tant en termes d'écoute que de visibilité, et aussi de légitimité pour nous inscrire comme un des podcasts qui contribuent à cette libération de la parole sur le fait d'aller en thérapie, sur ce qu'on y vit, et comment ça peut être un choix courageux, engagé.
Et puis on a été nommé pour le meilleur podcast santé mentale, on n'a pas eu le prix, mais on était dans les trois nominés, et ça, ça a aussi de la valeur, parce que notre particularité, c'est que c'est un podcast indépendant, tout petit, et on était en face de podcasts professionnels, avec d'énormes communautés, d'énormes moyens, ça a été chouette.
L'enjeu, là, pour moi, ça a été déjà de faire une pause, parce que ça nous a pris beaucoup, beaucoup d'énergie, et donc, il y a un moment où c'était difficile de concilier le podcast et la vie professionnelle, mais le projet n'est pas terminé, il est plutôt en pause en ce moment.
Mon ambition, elle est toujours là, c'est que ces formats continuent de créer des déclics, de démocratiser la thérapie, parce qu'en fait, les témoignages racontent beaucoup de choses de ce qui fait qu'on a envie de faire une thérapie, comment on choisit son psy, qu'est-ce qu'on vit dans la première séance, c'est quoi les grandes étapes de l'expérience, jusqu'à comment ça se passe quand on décide que ça se termine.
EN-CONTACTS : Merci beaucoup Alexandra de cette mise à jour de nos connaissances sur votre podcast "Je vois quelqu’un" qui avait donc été le premier projet étudiant sélectionné par En-Contacts avec l’EPG.
ALEXANDRA : Merci beaucoup. Merci à toi.
Interview réalisé en Octobre 2025
